En bref
Bologne porte plusieurs surnoms, et chacun résume une facette de la ville. La Dotta (la Savante) renvoie à son université, dont la naissance est conventionnellement fixée à 1088. La Grassa (la Grasse) salue sa cuisine. La Rossa (la Rouge) évoque la couleur de ses briques et de ses toits, et parfois son histoire politique. On l’appelle aussi la Turrita, pour les tours qui hérissaient son ciel au Moyen Âge.
- La Dotta
- La Savante : l’université
- La Grassa
- La Grasse : la cuisine
- La Rossa
- La Rouge : briques et tuiles
- La Turrita
- La Turrite : les tours
La Dotta : la ville de l’université
L’université de Bologne retient 1088 comme date de naissance conventionnelle de son Studium, et se présente comme la première université du monde occidental. C’est de cette tradition universitaire, la plus ancienne d’Occident, que vient le surnom de ville savante.
Ce surnom se vérifie encore aujourd’hui dans la rue, avec une population étudiante très présente. Pour le comprendre sur place :
- le palais de l’Archiginnasio et son théâtre anatomique, ancien siège de l’université ;
- le quartier universitaire et la via Zamboni, où se trouvent aujourd’hui les facultés ;
- les musées universitaires et le patrimoine de l’université.

La Grassa : la ville de la bonne chère
Bologna Welcome présente la ville comme une capitale de la bonne chère, et c’est tout le sens de ce surnom. Le mot salue la richesse de la table bolonaise, des pâtes fraîches aux œufs aux charcuteries.
Les emblèmes de la Grassa :
- les tagliatelles au ragù, le vrai plat derrière la « sauce bolognaise » ;
- les tortellini, servis en bouillon ;
- la mortadelle, la charcuterie de la ville ;
- les marchés et boutiques du Quadrilatero.
Notre guide que manger à Bologne vous aide à composer vos repas.
La Rossa : la ville rouge
Vue d’en haut, Bologne est une mer de tuiles et de façades de briques, dans des tons qui vont de l’ocre au rouge sombre. C’est le premier sens du surnom : la couleur de la ville, bâtie en terre cuite. Il suffit de monter à la tour de l’Horloge ou de regarder la ville depuis les plus beaux points de vue pour le constater.
Le surnom a pris un second sens au XXe siècle, en référence au passé politique de la ville, marqué à gauche. Les deux lectures coexistent aujourd’hui.

La Turrita : la ville des tours
Au Moyen Âge, les grandes familles bolonaises élevaient des tours pour afficher leur puissance. Il en reste aujourd’hui 24 dans le centre, selon le parcours officiel de la ville. Les plus célèbres, les deux tours Asinelli et Garisenda, sont fermées à la visite et se regardent depuis la rue.
Pour partir à la recherche des autres, suivez notre parcours des tours médiévales méconnues de Bologne.
Et le nom de Bologne ?
Avant de s’appeler Bologne, la ville portait un nom d’origine étrusque, Felsina, d’où vient l’adjectif felsineo encore utilisé pour désigner les Bolonais. Les Romains l’ont ensuite appelée Bononia, qui a donné Bologna. Le musée archéologique conserve les traces de ces premières époques.
Habitude locale
Un autre trait de la ville : les portiques
Bologne compte plus de 62 km de portiques, dont douze ensembles sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils n’ont pas donné de surnom, mais ils font partie de son identité au même titre que les autres. Voir les portiques de Bologne.


